
Le Père Lankester Merrin est hanté par le souvenir des atrocités commises durant la Deuxième Guerre mondiale. Sentant sa foi l'abandonner, il décide de quitter sa Hollande natale et d'effectuer en Afrique un voyage de la dernière chance - un pèlerinage qu'il espère salvateur. Au Caire, Merrin est abordé par un amateur d'antiquités rares qui lui propose de rejoindre un chantier archéologique au Kenya. Dans la lointaine province de Turkana, les Anglais viennent de faire une découverte des plus troublantes : une église byzantine parfaitement conservée. Misant sur les compétences archéologiques acquises par Merrin à Oxford, le collectionneur espère dénicher le premier une ancienne relique dissimulée dans l'église. Mais, sous l'église, sommeille une entité diabolique qui n'attend qu'un signe pour s'éveiller et répandre à nouveau sur Terre le sang, la mort et les plus abominables violences...

Connu pour ses films d'action musclés (Cliffhanger, 58 minutes pour vivre), le réalisateur Renny Harlin, qui a fait ses débuts dans le cinéma d'horreur, revient à ses premières amours en signant un nouveau chapitre de la légende de L'Exorciste. Un quatrième opus qui nous ramène vingt-cinq ans en arrière, aux années de jeunesse du Père Merrin cette fois incarné par l'immense acteur suédois Stellan Skarsgård, et aux tragiques événements qui lui inspirèrent sa vocation. En nous éclairant sur de nombreux mystères, Renny Harlin a ici fait en sorte que le cultissime premier volet de la saga puisse donc apparaître comme une suite logique à ce prologue qui a le mérite de trouver son rythme et son propre style grâce à une réalisation et une distribution impeccables. Usant de ressorts horrifiques efficaces, L'Exorciste : au commencement renoue ainsi avec l'histoire la plus terrifiante du cinéma et remonte aux sources mêmes du Mal avec un film d'épouvante à l'ambiance oppressante qui satisfera les amateurs de gore.