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L'EMPREINTE

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L'histoire

Alors qu'elle vient chercher son fils Thomas dans un goûter d'anniversaire, Elsa Valentin remarque une petite fille de six ans qui la bouleverse. Elle le sent, elle en a l'intime conviction : Lola est sa propre fille. Obsédée par ce sentiment inexplicable, elle cherche à en savoir plus sur l'enfant. En s'introduisant dans la vie de la fillette, Elsa rencontre sa mère, Claire Vigneaux, qui s'inquiète du comportement étrange de cette femme qui rôde autour de sa fille. Elsa est-elle folle ? Dangereuse ? Mais que s'est-il passé six ans auparavant ? S'engage alors un face-à-face animal entre deux femmes qui n'auraient jamais dû se rencontrer...

A propos du film

Quatre ans après Le Cou de la girafe, son premier long métrage, le cinéaste Safy Nebbou revient avec un film sur les rapports parents-enfants, inspiré d'un fait divers survenu aux Etats-Unis. Duel implacable de mères qui revendiquent la propriété d'une même fillette, L'Empreinte de l'ange met en valeur un duo d'actrices époustouflant. Loin des rôles légers qui l'ont fait connaître, c'est une nouvelle et impressionnante Catherine Frot que l'on découvre ici, grave et prédatrice, qui inspire autant la compassion que la frayeur. Face à elle, Sandrine Bonnaire, véritable mère-biche anxieuse et fragile, excelle sur le mode de la défensive. Complexe partition de l'instinct maternel, ce film sobre et percutant, où la tension du thriller psychologique côtoie l'émotion du drame familial, renvoie à des questions essentielles sur les liens du sang, la douleur et le déni. Une réussite.

  • Par sharune le 17/09/2009
  • Un film qui laisse sur sa faim (fin)

Quand deux grandes actrices s'affrontent dans un face à face aussi tendu, on ne peut qu'applaudir la performance. L'image volontairement froide et le rythme lent, créent une atmosphère angoissante très à propos. Et pourtant lorsque dans les 20 dernières minutes toutes les questions ont trouvé une réponse, on ne peut s'empêcher de se dire : "Et c'est tout. C'est si simple que ça." C'est bien dommage car cette histoire aurait mérité un dénouement plus complexe à la hauteur de la promesse faite par le réalisateur tout au long de la première heure.