
Plusieurs crimes, signés d'un mystérieux M. Durand, sont commis à Montmartre. Grâce à un informateur, le commissaire Wens découvre que l'assassin habite dans une pension au 21 avenue Junot. Le policier s'y installe, déguisé en pasteur. Le détective devra alors faire preuve de perspicacité face aux pensionnaires, tour à tour accusés puis innocentés, tout en étant aux prises avec l'affection encombrante de son amie, Mila Malou, qui s'est mis en tête de résoudre l'affaire.

Avec L'assassin habite au 21, Henri-Georges Clouzot, alors scénariste, signait son premier long métrage en tant que réalisateur. Premier passage derrière la caméra et véritable coup de maître, son film est incontestablement l'un des meilleurs polars français des années 40. Adaptation virtuose d'un roman de l'écrivain Stanislas-André Steeman, L'assassin habite au 21 distille avec un rythme soutenu, suspense haletant et rebondissements en cascade. Portrait truculent et sans complaisance du petit peuple parisien, ce long métrage se savoure toujours avec un plaisir égal, que l'on en connaisse ou non le dénouement. Une oeuvre impérissable.