
Au cours de l'année 1916, l'amiral Koltchak, officier de la marine russe et océanographe réputé, commande des opérations de minage en territoire allemand sur la mer Baltique, quand il est mis en difficulté par un croiseur germanique. La seule solution pour échapper à son piège est de passer par la zone qui vient d'être minée. L'opération réussit et le croiseur qui les poursuit a moins de chance. Peu après, sur une base en Finlande, Anna Timiriova, la femme d'un de ses subordonnés et ami, lui est présentée. Un sentiment très fort naît entre eux. Mais la révolution bolchevique à laquelle il s'oppose survient et les sépare.

Après un premier long métrage acclamé dans les festivals (L'Italien), le réalisateur russe Andreï Kravchuk livre une époustouflante fresque historique, portée de bout en bout par l'interprétation des comédiens Elizaveta Boyarskaya, Sergey Bezrukov, Vladislav Vetrov et Richard Bohringer. Abordant sans pudeur les événements qui ont marqué la fin du règne de Nicolas II, L'Amiral retrace toujours au plus juste la carrière de l'amiral Alexandre Koltchak, mythique commandant des forces de l'Armée blanche. Armé d'un budget conséquent, le cinéaste multiplie à l'écran les scènes de batailles épiques, qu'elles soient navales ou terrestres, pour mieux nous propulser aux premières loges de L'Histoire et nous faire entrevoir l'exceptionnel destin de son héros tragique. Mais il est également question d'amour, celui de la jeune maitresse de l'amiral Anna Timiriova, qui constitue le fil conducteur du récit, en opposant un parallèle intéressant avec la situation politique chaotique. Une saisissante reconstitution historique, aussi sobre dans ses moments d'émotions que virevoltante dans ses scènes de combats.