
Geremia, un usurier de 70 ans, laid, sale, riche, radin et cynique, a un rapport obsessionnel avec l'argent. Ce qui le rend détestable avec son entourage, sa mère, les femmes et ses amis. Etre mal-aimé le rend malheureux. C'est pour cette raison qu'il a l'impression d'être seul. Et pourtant il ne l'est pas. Tout le monde est avec lui.

Le réalisateur Paolo Sorrentino, révélé en 2005 avec le long-métrage Les Conséquences de l'amour, brosse le portrait tragi-comique d'une crapule. Centré sur la personnalité monstrueuse d'un misanthrope qui se croit philanthrope, L'Ami de la famille se nourrit de ses oppositions : la laideur et la beauté, la vieillesse et la jeunesse, la comédie et la noirceur. Une fable « fellinienne », étrange et baroque, insupportable et pourtant hilarante, animée par la performance hors du commun de son acteur principal, le fascinant Giaccomo Rizo.