
Efficace, discret et consciencieux, Jon est l'employé idéal. Du moins pour son patron, l'impitoyable Homme tatoué, redoutable gangster dont la cruauté n'a d'égal que sa passion pour la philosophie. Jon est son tueur attitré. L'homme tatoué prend soin de lui, l'habille et l'éduque, en échange de quoi il assure pour son compte les exécutions les plus brillantes qui soient. Jon retombe par hasard sur d'anciens amis, Andy et Cathy, désormais mariés et parents d'une petite fille. Jon tombe sous le charme de la délicieuse Cathy, rompant avec la loyauté sans faille exigée par son terrible mentor.

Prix du Sang neuf au Festival de Cognac, Killing Angel (Mr In-Between) est une réussite complète : personnages inquiétants, ambiance poisseuse aux tonalités fantastiques par moments, d'un réalisme cruel à d'autres, interprètes totalement impliqués - mentions spéciales à Andrew Howard (Abîmes) dans le rôle de Jon et à David Calder (vu dans le James Bond Le Monde ne suffit pas) en Homme tatoué, photographie extrêmement travaillée : une nouvelle preuve - s'il en était besoin - de l'excellence britannique en matière de thriller trouble, rappelant d'autres petites perles du genre telles Stormy Monday de Mike Figgis, Face de Antonia Bird ou encore Sexy Beast de Jonathan Glazer.