
À la fin du XIXe siècle, la guerre de Sécession met l'Amérique à feu et à sang. Prisonnier des soldats nordistes, le capitaine John Carter refuse de se soumettre. Son destin bascule quand il se retrouve inexplicablement catapulté sur Barsoom, au coeur d'une guerre mystérieuse entre les habitants de la planète. Parmi tous les êtres étranges qui peuplent cet univers, il fera la connaissance de Tars Tarkas et de la captivante princesse Dejah Thoris. Dans ce monde sur le point de disparaître, Carter va découvrir que la survie de Barsoom et de son peuple est entre ses mains...

Méconnu dans l'hexagone, ce héros qui a vu le jour il y a maintenant près de cent ans sous la plume du créateur de Tarzan, débarque sur nos écrans pour une nouvelle aventure rendant justice à la richesse comme à l'originalité de son univers. Après nous avoir impressionnés avec Le Monde de Nemo et WALL-E, c'est le spécialiste de l'animation Andrew Stanton qui relève le défi de cette adaptation live aussi réjouissante qu'ambitieuse. Epoustouflant en termes d'effets spéciaux, John Carter multiplie à l'envi les courses poursuites aériennes et les folles chevauchées pour offrir un spectacle impressionnant graphiquement mais qui ne perd jamais le fil de sa narration. Et c'est là tout le talent d'Andrew Stanton, conteur perfectionniste, qui parvient à dynamiter littéralement à chacune de ses images cette aventure du premier héros de l'espace. Au premier plan, avec sa plastique parfaite et son regard rebelle, le comédien Taylor Kitsch assure parfaitement dans le rôle-titre, efficacement soutenu par les acteurs Dominic West, Lynn Collins et Samantha Morton qui participent de beaucoup à la réussite du long métrage en apportant notamment une pointe d'humour bienvenue. Mais John Carter, c'est également un bestiaire fantastique hors-normes, foisonnant de chien-lézards, de grands singes blancs et autres Tharks, sans conteste les créatures les plus réussies du film. A la fois western métaphysique et saga de science-fiction au message écologiste, John Carter évite habilement les discours assommants ou naïfs en nous offrant un divertissement d'une extrême originalité. Un récit dans lequel la poussière du désert se mêlera merveilleusement à celle des étoiles.