
1815. Jacquou, jeune paysan du Périgord, vit heureux avec ses parents. Par la faute d'un noble cruel et arrogant, le comte de Nansac, il devient orphelin et misérable. Jurant de se venger, Jacquou va grandir et s'épanouir sous la protection du bon curé Bonal qui le recueille. Grâce à des amis sûrs et à Lina, une jeune fille patiente et lumineuse, il deviendra en quelques années un jeune homme déterminé et séduisant. Il saura transformer son désir de vengeance en un combat contre l'injustice, et prouver qu'un simple croquant n'est pas dénué de grandeur.

Pour sa troisième réalisation, Laurent Boutonnat, le pygmalion de Mylène Farmer qui conçut pour la chanteuse de véritables courts métrages en guise de clips, choisit d'adapter le roman Jacquou Le Croquant d'Eugène Le Roy. Une oeuvre de 1899 dont le héros fut popularisé par une série télévisée diffusée à la fin des années 60 et qui ici reprend vie sous les traits de Gaspard Ulliel, fraîchement auréolé du César du Meilleur espoir masculin pour Un long dimanche de fiançailles. Le jeune acteur qui fait un croquant craquant, bientôt partagé entre son désir de vengeance et de justice. Un film spectaculaire et soigné, servi par d'excellents comédiens, parmi lesquels Albert Dupontel, Marie-Josée Croze, Jocelyn Quivrin et Tchéky Karyo.