
Belle, brillante, mariée à David, mère d'une adorable jeune adolescente et professeur de musique, Helen semble avoir la vie parfaite. Elle semble en effet, car en réalité elle camoufle un lourd secret depuis plusieurs années. Elle souffre d'une dépression profonde qui l'empêche de vivre sa vie. Même si sa famille et ses amis tentent de la sortir de l'abîme, personne ne comprend vraiment sa souffrance, elle trouve alors refuge auprès de l'un de ses élèves. Il est clair que la seule personne capable de sauver Helen... c'est elle-même.

Sélectionné au Festival de Sundance en 2009, ce quatrième long métrage de la réalisatrice Sandra Nettelbeck aborde sans fausse pudeur ni sensationnalisme le sujet ô combien douloureux de la dépression grave à tendance suicidaire. Porté de bout en bout par l'interprétation époustouflante de ses comédiens Ashley Judd, Goran Visnjic et Lauren Lee Smith, Helen dissèque ainsi à l'écran cette maladie mentale et les transformations qu'elle engendre, avec une justesse et une acuité jamais démentie. Etrangement passé inaperçu dans l'hexagone, cet émouvant opus de la cinéaste et scénariste allemande évite habilement les excès d'optimisme et l'écueil de la fable moraliste, ce qui ne l'empêchera pas bien au contraire, de délivrer tout en nuances et en finesse son émouvant message d'espoir. Une oeuvre rare et délicate.