
En découvrant un grand oeuf dans une caverne, Ayana, une jeune écolière, ne sait pas qu'elle va libérer une créature maléfique. Le petit animal, qu'elle baptise Iris, grandit en se nourrissant de la haine que la jeune fille éprouve pour Gamera, un monstre gigantesque qui a causé la mort de ses parents. Mais quand Iris devenue incontrôlable et énorme, absorbe la jeune fille, c'est une nouvelle menace qui plane sur Tokyo. La ville va bientôt vivre le pire : une bataille enragée opposant Iris et Gamera.

Lancée par les studios tokyoïtes de la Daiei, la franchise cinématographique Gamera voit le jour au milieu des années soixante. Plébiscitée, elle prend rapidement sa place parmi les fleurons du kaiju eiga, le genre très codifié du film de monstres japonais. Ressuscitée dans le courant des années 90 par le réalisateur Shusuke Kaneko et le scénariste Kazunori Ito, cette franchise cousine du célèbre Godzilla, exprime en sous-texte les ravages de l'Homme sur la Nature et permet au Japon d'exorciser sur grand écran le spectre de la bombe atomique. Véritable apogée du kaiju eiga, cette nouvelle trilogie Gamera ne démérite pas une seule seconde, et nous permet ainsi de renouer avec le plaisir trop rare de voir un acteur costumé en monstre géant, saccager allègrement des maquettes soignées. L'essence même d'un genre qui continue, aujourd'hui encore, d'inspirer les plus grands réalisateurs.