
André Fragman, dit Fairbanks, revient à Paris après avoir effectué son service militaire. Enthousiaste, il rend visite à son père et à tous les amis qu'il est heureux de retrouver, et fait la connaissance de Marie, une jeune comédienne dont il s'éprend. Mais l'euphorie fait vite place à la morosité, car André ne trouve pas d'emploi et supporte mal cette situation. Il fait plusieurs petits métiers, essayant de sauver sa joie de vivre, mais ses rapports avec Marie se dégradent de jour en jour...

Avec F comme Fairbanks, le cinéaste Maurice Dugowson signe un hommage décalé à l'âge d'or du cinéma américain doublé d'une chronique désenchantée de la France giscardienne. Avec une mise en scène faussement désinvolte, le réalisateur exprime les espoirs et les déboires d'une jeunesse minée par le chômage dans un long métrage brillant, littéralement survolé par le regretté comédien Patrick Dewaere. A ses côtés Michel Piccoli et Miou-Miou ne déméritent pas dans une comédie dramatique poignante, portrait sans fard mais distancié d'une France en pleine crise.