
Le jeune Dorian Gray accepte d'être le modèle du célèbre peintre Lord Henry Wotton. Celui-ci persuade le jeune homme de vendre son âme en échange d'une jeunesse éternelle. Dorian Gray ne vieillit plus, et ne souffre plus des affres du temps, mais le tableau le représentant révèle progressivement sa véritable nature.

Après les cinéastes Phillips Smalley, Albert Lewin ou Ducan Roy, c'est au tour du réalisateur américain Oliver Parker, exercé aux réécritures d'oeuvres littéraires, de revisiter à son tour le mythe du jeune dandy et de son étrange portrait. Et pour adapter cet unique roman d'Oscar Wilde, époustouflant de finesse comme de complexité, le metteur en scène s'est appuyé tant sur la dimension fantastique que philosophique du récit. Le résultat est un thriller spectaculaire, teinté d'érotisme qui, quelque part entre les intrigues de Faust et de Dr Jekyll et Mr Hyde, brocarde habilement l'hypocrisie de l'Angleterre Victorienne. Un long métrage haletant, porté de bout en bout par la prestation impeccable des comédiens Ben Barnes, Rebecca Hall et Colin Firth, qui confèrent à ce sombre récit une certaine élégance romantique.