
Jules est un postier rêveur, amoureux de la voix de Cynthia Hawkins, l'une des plus grandes sopranos du monde, qui a la particularité de refuser d'être enregistrée. Lors d'un concert à Paris, il réussit à faire une cassette pirate de la représentation tandis que non loin de là, une prostituée voulant se venger du milieu, a enregistré sa confession sur une cassette similaire. Poursuivie par des tueurs, elle n'a que le temps de glisser sa pièce à conviction dans la sacoche de Jules qui se retrouve pourchassé par la police et par des gangsters bien décidés à le tuer...

Avant de devenir le metteur en scène acclamé de 37°2 le matin, Jean-Jacques Beinex était surtout connu pour la réalisation de ce premier long métrage et authentique film culte. Enorme succès public de l'année 1983 conspué par la critique, cette adaptation d'un roman de l'écrivain Delacorta illustrait pourtant déjà le talent certain du cinéaste pour une réalisation aussi rythmée que poétique. Distillant des images envoûtantes qui n'ont pas souffert du passage des ans et porté par les compositions de Vladimir Cosma, Diva bénéficie également d'un casting irréprochable, les comédiens Richard Bohringer, Frédéric Andrei et Richard Anconina en tête. Un film visionnaire, qui bien avant l'avènement d'internet, évoquait déjà avec pertinence la question de la propriété intellectuelle, du piratage, ou encore des relations entre les stars et leurs fans. Moitié conte de fées, moitié polar, Diva abolit les frontières et offre à Beineix son premier grand succès.