
Stella, à peine sortie de l'adolescence, mène une vie simple et rythmée par les rendez-vous pris auprès de ses clients et de son souteneur, Mr Peters. Jadis abusée par un père incestueux et victime d'une tante redoutable, Stella, hantée par les douloureuses réminiscences de ce passé difficile, n'en fait pas moins preuve d'une forte rage de vivre et s'efforce de trouver l'amour pour s'arracher à sa pénible condition.

Premier film de la cinéaste Coky Giedroyc, De la part de Stella s'inscrit dans la lignée du cinéma social britannique de la dernière déceznnie, qui allie noirceur et finesse au service d'un discours ne versant jamais pour autant dans la facilité. On pense donc à Ken Loach et à Raining Stones ou My Name is Joe, mais aussi à Trainspotting de Danny Boyle (film qui révéla en 1996 Kelly MacDonald, qui interprète le rôle de Stella dans le film de Giedroyc), où la peinture du désenchantement moral et social se double d'envolées humoristiques ou délirantes justifiées par le sujet (en l'occurrence la dépendance à la drogue) et qui étoffent le genre sans lui retirer sa moëlle.