
Il était une fois à Belleville, deux restaurants se faisant face : le Berbère King de la famille Chouffry et l'Empire du dragon de la famille Zi. Tout allait bien, jusqu'à ce que Samir Chouffry accuse monsieur Zi d'avoir mangé son chien...

D'un côté, un fast-food hallal. De l'autre, un resto chinois. Bienvenue à Belleville pour une délirante « bataille de terrasse » orchestrée par Nicolas Benamou, grand complice de Michaël Youn (il a cadré les émissions du Morning Live et réalisé les clips du comique) qui signe ici son premier long métrage. Avec De l'huile sur le feu, le cinéaste nous catapulte donc dans un quartier de Paris à l'ambiance unique pour assister à une véritable partie de ping-pong entre deux familles de restaurateurs qui se livrent une guéguerre sans merci. Une rivalité bientôt accompagnée d'une histoire d'amour à la Roméo et Juliette unissant deux jeunes acteurs en pleine ascension : Vincent Lacoste, le héros des Beaux gosses, et la ravissante Alice Belaïdi. Ici, chacun multiplie ruses et coups fourrés pour faire enrager le clan adverse dans une comédie communautaire hilarante qui sent bon le nem et le kébab. Afin de montrer l'absurdité du repli identitaire qui sévit alors en France, Nicolas Benamou utilise un humour dévastateur pour mieux tordre le cou aux clichés qui circulent sur les Chinois et les Arabes. Et dans ce jeu de massacre qui n'épargne personne, le cinéaste accumule les caricatures dans un film qui dénonce le racisme à grands coups de gags potaches et de quiproquos irrésistibles.