
Manni est un petit malfrat qui accepte de se mouiller pour un gros coup : en revendant des diamants volés, il obtient cent mille marks, qu'il doit remettre à midi à un trafiquant. Mais il perd le sac contenant l'argent dans le métro berlinois. En dernier recours, il appelle sa copine, Lola, vingt ans, les cheveux rouges, fragile mais déterminée. Manni lui résume la situation. Il est onze heures quarante. Si dans vingt minutes, Manni ne récupère pas l'argent, c'est un homme mort. Désespérée, la jeune femme s'élance dans la capitale. Elle a vingt minutes pour trouver cent mille marks, rejoindre Manni et ainsi sauver l'homme de sa vie...

Moderne, inventif, rapide, malin et drôle, le long métrage Cours, Lola, cours du metteur en scène allemand Tom Tykwer nous fait vibrer, courir, aimer, rêver. Véritable petite bombe d'énergie et de passion, ce film, résolument ancré dans son époque, défie le temps, et les conventions du cinéma et s'impose comme un concentré d'inventivité et de créativité. Immense succès outre-Rhin lors de sa sortie en salles, Cours, Lola, cours ressemble à un vidéo-clip d'une heure et demi, dont le rythme ne faiblit jamais, pour l'un des films allemands les plus marquants des années 90.