
Le village de Sameri, Corée du Sud, est en émoi. Pas un crime depuis dix ans et voilà que soudain, un corps est retrouvé dans les environs, atrocement mutilé. Kim, un jeune policier tout juste arrivé de Séoul mène l'enquête. Chun, vieux chasseur expérimenté est convaincu que la victime n'a pas été agressée par un homme mais bien par un animal d'une incroyable férocité. Un commando de cinq personnes se lance sur les traces de la bête.

Cinq ans après son premier passage derrière la caméra, le réalisateur coréen Shin Jeong-won livre un second long métrage. Il met savamment en scène un sanglier mangeur d'hommes. Après le sensationnel The Host du cinéaste Joon-ho Bong, cet animal tueur venu lui aussi du pays du matin calme était donc, et c'est peu de le dire, très attendu par les fans de cinéma de genre du monde entier. Et avec Chaw, le cinéaste a su habilement tirer son épingle du jeu, en livrant une oeuvre différente et ambitieuse, qui relève autant de la comédie d'action que de l'efficace film d'horreur. Ne choisissant jamais vraiment son camp entre burlesque et fantastique, cette odyssée forestière à prendre au millième degré multiplie à l'envi les clins d'oeil appuyés aux fleurons du genre, permettant autant de séquences hilarantes qui n'entachent pourtant en rien la dimension éminemment spectaculaire du film. Car même si le long métrage de Shin Jeong-won se veut plus tourné vers la comédie, notamment grâce à ses bras-cassés de héros, les effets spéciaux ou les moments d'action y sont toujours brillamment orchestrés. De quoi satisfaire à coup sûr les amateurs de frissons et les cinéphiles les plus aventureux.