
Ils s'appellent Azouaou, Abderhamène, Louise, Shana, Kyria ou Yanis, ils ont entre 3 ans et 4 ans quand ils commencent à discuter librement et tous ensemble de l'amour, la liberté, l'autorité, la différence, l'intelligence. Durant leurs premières années de maternelle, ces enfants, élèves à l'école d'application Jacques Prévert de Le Mée-sur- Seine, dans une ZEP de Seine-et-Marne, ont expérimenté avec leur maîtresse, Pascaline, la mise en place d'un atelier à visée philosophique....

« Les enfants sont tous philosophes, seuls certains le demeurent ». C'est en entendant cette réflexion du philosophe Michel Onfray que la productrice Cilvy Aupin a décidé de se renseigner sur les expériences de philosophie en maternelle. Résultat : un long métrage réalisé durant deux années consécutives par les cinéastes Jean-Pierre Pozzi et Pierre Barougier, autour de la classe si particulière de Pascaline. Alors philosophes nos enfants ? Oui et non, car cette question laisse rapidement la place à une autre, celle de la communication. Finalement le véritable but de cette classe est d'apprendre à communiquer, à écouter l'autre, à respecter son avis et à défendre le sien. Dans une société en perte de repères où la télévision est aussi importante que l'éducation, Ce n'est qu'un début illustre de manière saisissante la nécessité de revenir à des principes élémentaires. Nous replongeant avec légèreté dans nos questions existentielles, Ce n'est qu'un début est un film engagé qui a donc le mérite de soulever le débat tout en proposant une solution plutôt intéressante pour l'avenir. Une réussite !