
1926. Harry Houdini est le plus grand prestidigitateur au monde, attirant un public intrigué par ses tours de magie. Mais l'homme derrière la légende est une âme torturée d'avoir raté les derniers mots de sa mère mourante. Il est prêt à offrir une récompense de 10.000 $ à quiconque pourra le mettre en contact avec l'esprit de sa mère. Quand une mystérieuse femme, Mary McGarvie, prétend avoir ce pouvoir, le scepticisme d'Houdini est troublé. Plus il passe du temps avec Mary, plus il est attiré par elle. Houdini ne se doute alors pas qu'il se trouve au coeur du tour de magie le plus dangereux de sa carrière.

Le thème de la prestidigitation, de ses dessous et parfois même de ses dérives constitue un terreau fertile à l'imagination des cinéastes hollywoodiens. Après le succès de L'Illusionniste ou encore du Prestige, le réalisateur Gilliam Amstrong propose une démonstration saisissante des liens étroits entre magie et 7ème art. Mais plutôt que de céder à la facilité d'un biopic balisé, le cinéaste aborde un aspect méconnu du célèbre magicien Harry Houdini qui, dans les dernières années de sa vie, sombra dans le spiritisme et le charlatanisme. Toujours soutenu par les performances de Catherine Zeta-Jones et Guy Pearce, méconnaissable en Houdini musculeux, Au-delà de l'illusion nous entraine dans une fascinante fresque historique, doublée d'une belle romance contrariée. Un joli tour de force.