
Août 1944. Antoine, Julien et Gaby aperçoivent au loin une colonne de chars américains. Ils courent annoncer la nouvelle au village qui se prépare aussitôt à accueillir les libérateurs. En fait d'américains, il s'agit d'une division de l'armée allemande en déroute. Le banc d'honneur se transforme en tragédie. Tenus pour responsables, les enfants s'enfuient à la nuit. Tandis que Gaby suit sa propre route, Antoine et Julien, les deux frères, continue leur chemin en direction de Lyon...

Après le triomphe populaire du long métrage Le Grand chemin, qui valut un César du meilleur acteur au comédien Richard Bohringer, celui-ci retrouve avec bonheur le metteur en scène Jean-Loup Hubert, pour un film poignant mettant en scène la rencontre improbable d'un déserteur alsacien et de deux jeunes enfants. En réalisant ce long métrage sur une période noire de notre histoire, Jean-Loup Hubert n'a pourtant aucune velléité de reconstitution historique, et signe au contraire un vrai conte philosophique, à l'intention des plus jeunes et de ses fils en particulier. A une époque où la guerre est surmédiatisée et la violence esthétisée, le film de Jean-Loup Hubert fait preuve de responsabilité, illustrant avec poésie et retenue, les conséquences funestes de la folie des hommes.