
Une rue anonyme dans la banlieue de Melbourne. C'est là que vit la famille Cody. Profession : criminels. L'irruption parmi eux de Joshua, un neveu éloigné, offre à la police le moyen de les infiltrer. Il ne reste plus à Joshua qu'à choisir son camp...

Avec ce premier long métrage récompensé au Festival de Sundance, le metteur en scène australien David Michod nous offre un incroyable polar, mélange aussi réussi qu'étonnant de chronique familiale, de série noire et de tragédie shakespearienne. Récit d'une noirceur implacable sur le déterminisme familial, Animal Kingdom n'est donc pas un film aimable et saura, toujours porté par l'interprétation de son casting époustouflant, nous plonger sans manichéisme au coeur même d'un clan de malfrats se décimant sous nos yeux. Littéralement emportés par la mise en scène chirurgicale et réaliste de ce réalisateur-scénariste surdoué, les comédiens Guy Pearce, James Frecheville, Ben Mendelsohn et l'hallucinante Jacki Weaver, nous entraîneront ainsi à leur suite dans le quotidien violent de la petite pègre de Melbourne, pour une variation virtuose sur les thèmes de la loyauté et de la trahison. Un authentique joyau du genre, aussi affûté qu'il est brillant, et qui à coup sûr ne pourra laisser indifférent. A voir absolument.