
Angleterre, 1905. Angel Deverell, jeune femme d'origine modeste vivant dans les faubourgs de Londres, rêve de devenir écrivain à succès pour assouvir sa soif de reconnaissance et d'indépendance. Ambitieuse, à la fois effrontée et attendrissante, elle parvient à ses fins quand un éditeur décide de la publier, décelant en elle une grande romancière populaire. C'est la gloire. Désormais riche et célèbre, Angel connaît une éblouissante ascension sociale et fait bientôt la connaissance d'Esmé, l'homme par qui le désordre arrive...

Dés le générique à la tonalité rose bonbon, on comprend le parti pris du réalisateur François Ozon : baigner son long-métrage d'eau de rose pour mieux évoquer les mythiques mélos hollywoodiens des années 40. Costumes magnifiques, belles demeures et grands escaliers, le tout sur fond de guerre lointaine, comment ne pas penser à Autant en emporte le vent ou à Sissi impératrice. Mais le metteur en scène de 8 femmes ou encore de Swimming Pool ne s'arrête pas à ce tour de force nostalgique. Il réussit à nous émouvoir tout en rompant habilement avec sa filmographie dans un film déchirant et volontairement décalé, emmené par Romola Garai, Charlotte Rampling et Sam Neill.