
Paul Giamatti, célèbre acteur américain, est en pleine crise existentielle. Il se cherche, peinant même à trouver le ton juste lors des répétitions de sa prochaine pièce, « Oncle Vania » de Tchekhov. Il entend alors parler de la « Banque des Âmes », laboratoire privé proposant un service des plus intrigants : soulager les patients de leur âme. Séduit, il décide de procéder à l'ablation de son âme. S'en suivent des réactions en chaîne dont il n'imaginait pas l'ampleur...

Pour son premier long métrage, la réalisatrice et documentariste Sophie Barthes livre une comédie hors normes, à mi-chemin entre science-fiction burlesque et fable drôlement absurde. Réflexion légère sur l'existence, l'identité et le talent d'acteur, Âmes en stock nous fait ainsi pénétrer l'âme du comédien Paul Giamatti, ici dans son propre rôle, à travers autant de situations délirantes et de répliques nonsensiques. Porté de bout en bout par l'humour pince-sans-rire de son casting irréprochable, Dina Korzun, Emily Watson, David Strathairn et l'inénarrable Paul Giamatti en tête, Âmes en stock est un film à la fois farfelu, sombre et métaphysique, qui n'hésite pas à multiplier les clins d'oeil à Jung et à Gogol pour injecter à l'ensemble autant de profondeur que de réjouissante absurdité. Un premier film qui attire l'attention sur une cinéaste à l'inventivité débordante, dont on n'a pas fini de suivre la carrière prometteuse. À voir d'urgence !