
Pim, une jeune femme d'origine Thaïlandaise, mène une vie heureuse en Corée du Sud auprès de Lee, son mari aimant et attentionné. Un coup de fil nocturne bouleverse leur vie paisible : la mère de Pim est hospitalisée en Thaïlande, victime d'une grave maladie. Le couple se précipite à son chevet. A peine la frontière passée, des flashbacks douloureux et étrangement familiers assaillent son esprit. Une présence invisible ne la quitte plus, emprunte de terreur et de nostalgie mêlées. Pim découvre alors un lourd secret familial : elle était l'un des deux bébés d'une paire de jumelles siamoises. Lors de la séparation chirurgicale des enfants, sa soeur est morte...

Si peu de gens sont capables de citer leurs noms et encore moins de les épeler, les cinéastes Banjong Pisanthanakun et Parkpoom Wongpoom n'en sont pas moins des réalisateurs thaïlandais à la filmographie mondialement reconnue. Propulsés sur le devant de la scène internationale avec le film Shutter, ce duo de réalisateurs sème la terreur sur les écrans avec un long-métrage d'angoisse au contexte singulier. Dans la lignée de l'incroyable Tale of Two Sisters du réalisateur Kim Jee-woon, Alone mêle habilement les spectres de la mythologie traditionnelle thaïlandaise aux traumas plus tortueux de l'enfance et de la culpabilité. Un long-métrage à la fois ambigu et terrifiant, empreint d'une poésie étonnamment lyrique, naviguant ainsi entre le quotidien halluciné de leur héroïne et le récit mélancolique d'une enfance douloureuse.