
Six touristes s'égarent dans une région perdue de Floride, et se retrouvent dans un petit village, célébrant son centenaire. Malgré l'accueil chaleureux qui leur est réservé, les nouveaux venus ne tardent pas à s'apercevoir qu'il se passe quelque chose d'inquiétant et de mystérieux.

Ce second long métrage fantastique du réalisateur Herschell Gordon Lewis, que beaucoup considèrent comme le père du cinéma gore, est une oeuvre aussi culte que fondatrice. Faisant suite à l'incontournable Blood Feast, cette farce cruellement drôle pose ainsi, sans en avoir l'air, les bases solides sur lesquelles tout un pan du cinéma de divertissement s'est construit. Ici point d'afféteries ou d'effets de style, le cinéaste armé d'un sens du montage redoutable s'attache avant tout à l'essentiel. Et ce, en convoquant face à sa caméra une bonne dose d'hémoglobine, d'humour noir et d'érotisme, le tout situé au coeur d'une campagne aussi isolée qu'arriérée. Réjouissant délire potache, traversé de fulgurances gore et de carnages festifs, 2000 Maniacs est emmené sur les chapeaux de roues par un casting au diapason, parmi lesquels se distinguent notamment les comédiens Thomas Wood, Gary Bakeman et Jerome Eden, tous trois étonnants d'intensité. Un authentique monument du genre qui, plus de 45 ans après sa sortie, n'a ainsi rien perdu de son efficacité ni de son originalité.