
Aux portes du désert, Castigliano dirige une entreprise de transports routiers. Hans doit conduire un chargement clandestin de cent mille dollars au coeur de l'Afrique. L'apprenant, Rocco élimine le chauffeur, vole son véhicule et part avec sa complice. Castigliano promet alors une forte récompense à Marec s'il récupère le camion. Commence dès lors une folle course poursuite.

Tourné entre la France et le Maroc, 100 000 dollars au soleil envoyait le gratin des acteurs français, Lino Ventura, Jean-Paul Belmondo, Bernard Blier et quelques autres comparses se courir après dans le désert, sur fond de road-movie et d'amitié virile. Le format cinémascope, les paysages désertiques grandioses et les péripéties de ces as du volant, tout évoque irrésistiblement les ingrédients d'un western moderne dans lequel les camions auraient remplacé les diligences. Seulement, on ne connaissait pas encore de westerns émaillés d'une telle verve et de dialogues aussi ciselés que ceux signés ici par l'inimitable virtuose Michel Audiard. Faire briller une certaine tradition du cinéma de genre français en utilisant les techniques du grand frère Hollywoodien, tel est le pari magistralement relevé par Henri Verneuil qui livre, avec 100 000 dollars au soleil, du grand spectacle au sens le plus noble du terme.