
Jean est chez lui ; il attend Gabrielle. Ils se sont séparés il y a un an après avoir vécu une passion dévastatrice. Une passion qui repousse les limites du corps et du coeur. Ils se sont quittés alors qu'ils s'aimaient toujours. Incapables de faire un pas de plus. Cette nuit-là, ils se retrouvent. Jean va replonger dans le souvenir de leur histoire commune. Il se laisse envahir par le désir de comprendre la raison de leur échec. Jusqu'au petit matin, grâce aux allers-retours entre passé et présent, les pièces du puzzle s'assemblent. Leur histoire n'est peut-être pas terminée.

Pour son premier long métrage, le réalisateur Michaël Cohen nous plonge corps et âme dans la relation amoureuse et chaotique de deux névrosés, dévorés par une jalousie qui les empêche finalement de s'abandonner l'un à l'autre. Récit complexe à la structure volontairement éclatée, Ça commence par la fin livre son histoire universelle à travers une succession d'épisodes et de souvenirs clefs, brouillant volontairement la chronologie pour mieux exprimer le caractère incontrôlable de cette relation passionnée. Côté distribution, les deux amoureux sont parfaitement incarnés par Emmanuelle Béart et Michaël Cohen et l'on devine, tant l'interprétation reste dense, les accents autobiographiques affleurant à chaque plan derrière la fiction. Un premier film viscéral et d''une vitalité étonnante, qui se focalise sur l'amour dans tout ce qu'il peut avoir d'excessif et de pulsionnel.