
Tournant le dos à son passé de délinquant et déterminé à commencer une nouvelle vie, Hans Petter entre dans la police. Il y est recruté par une unité d'élite appelée Uro, dont les agents luttent contre le trafic de drogue et le crime organisé. L'impatience et la volonté de réussir de Hans le poussent souvent à choisir des solutions précipitées et risquées. Pour s'infiltrer davantage dans les milieux criminels, il viole le règlement intérieur de la police et se retrouve bientôt hors-la-loi, piégé dans un tissu de mensonges...

Pour sa première réalisation, le cinéaste norvégien Stefan Falbakken met en scène les liens troubles unissant policiers et malfrats, dans un film réaliste et introspectif qui délaisse pour un temps gunfights et scènes d'actions tous azimuts. Découvert dans la section Un certain regard du Festival de Cannes 2007, Uro préfère s'appuyer sur une réalisation qui prend à la gorge dès les premières minutes. Magnifié par une photo crépusculaire, le long-métrage du réalisateur norvégien est un polar d'une grande intensité, traduisant fidèlement à l'écran les tensions d'un milieu où caïds et justiciers ne sont finalement pas si éloignés.