
Trois adolescents font la fête dans les bois. Aux commandes du groupe, Ray Pye est un jeune à l'allure rebelle et au caractère instable. Armé d'une carabine, il tue brutalement deux campeuses qui ont la malchance de se trouver sur son chemin. Ray établit un pacte avec ses amis pour qu'aucun d'entre eux ne révèle les atrocités commises ce soir-là. Quatre ans plus tard, les soupçons se concentrent sur Ray. Les autorités n'ont aucun doute sur sa culpabilité, mais n'ont pas suffisamment de preuves pour l'inculper. Ils suivent Ray à la trace sachant qu'un jour ou l'autre, il perdra à nouveau le contrôle.

Adaptation cinématographique du roman éponyme de Jack Ketchum, The Lost se pose comme une troublante étude de personnages. Celle du psychotique et charismatique Ray Pye d'une part et de son entourage fasciné de l'autre. Inspiré du serial killer Charles Schmid, qui tua une demi-douzaine de jeunes filles entre 1964 et 1966, le personnage de Ray est ici utilisé comme un parfait miroir fictionnel, tendu par le cinéaste à la face d'une société aussi violente que narcissique. Présenté en 2009 au Festival de Gerardmer où il fit sensation, ce premier long métrage du jeune réalisateur Chris Sivertson a également permis la révélation du très convaincant comédien Marc Senter, qui habite littéralement cette fable sombre et sans concession en forme d'hommage réussi aux fleurons du genre des années 70.