
Thaïlande, XVe siècle. Prisonnier de marchands d'esclaves qui comptent se débarrasser de lui en le livrant aux crocodiles, le jeune Tien est sauvé par le mystérieux Chernang, commandant des bandits de Garuda. Sous son aile, l'enfant va bientôt apprendre à maîtriser une multitude d'arts martiaux, les techniques guerrières et le maniement de nombreuses armes blanches. Désormais adulte, Tien passe avec brio les épreuves faisant de lui un combattant accompli, et devient l'un des membres les plus respectés des Garuda. Mais le jeune homme est animé depuis son enfance par un sombre désir de vengeance que rien ne pourra arrêter. Sa cible : le terrible seigneur Rajasena, responsable de ses malheurs passés, et qu'il ne pourra atteindre qu'une fois ses redoutables lieutenants vaincus...

Après la démonstration époustouflante du premier volet sorti en 2004, on attendait beaucoup de l'artiste martial Tony Jaa. Pour cette suite qui n'en est pas vraiment une, l'acteur est de retour face à la caméra, mais également derrière, cumulant les casquettes de scénariste, de réalisateur et de chorégraphe des combats. Si le précédent opus s'appuyait sur les fondamentaux du genre : récit d'apprentissage, gradation des combats et confrontation des différents styles, Ong Bak 2 laisse une plus large place aux développements scénaristiques. Le contexte de la Thaïlande du XVe siècle permet ainsi à Tony Jaa de livrer une véritable fresque historique dont la sincérité et la richesse culturelle ne manqueront pas de séduire. Mais que les inconditionnels du virevoltant acteur se rassurent, le réalisme des combats, leur virtuosité et la restitution étonnante de leur puissance, n'ont rien perdu de leur intensité. De quoi vous laisser K.O !