
Londres, 3 h du matin, Joanne et Kelly se réfugient en sanglots dans les toilettes délabrées d'une gare. Elles viennent de tuer Duncan Allen, un riche et pervers boss de la pègre qui avait payé pour passer la nuit avec la toute jeune Joanne. Derek, le proxénète de Kelly, menacé de mort par le fils de Duncan, doit à tout prix retrouver les deux filles pour sauver sa peau. La seule issue pour Joanne et Kelly semble être de monter dans un train en direction de Brighton...

Pour son premier long métrage, le cinéaste britannique Paul Andrew Williams reprend la trame, les personnages et les acteurs de son premier court, le bien-nommé Royalty, réalisé cinq ans plus tôt. Avec pour ambition affichée de coller au plus près de la réalité sociale et de la violence quotidienne des laissés pour compte, le réalisateur capture ici, caméra à l'épaule, la performance de ses deux actrices principales, Lorraine Stanley et Georgia Groome, proprement époustouflantes de réalisme. Doté d'une mise en scène à la fois sensible et radicale, London to Brighton livre un instantané éminemment réaliste de notre société. Un film coup de poing qui va droit à l'essentiel, tout en évitant l'écueil du pathos et du voyeurisme.