
Pour Milo Malakian, ce qui compte, c'est son clan, sa famille, ses racines... C'est pour lui "le Premier Cercle". Celui qu'on ne transgresse pas. Celui qui sécurise parce que chacun connaît les règles. Là où l'on est sûr des siens. Ainsi on limite les risques. On peut travailler sérieusement. Monter des opérations. Une surtout. Spectaculaire. Grandiose. Peut-être la dernière. Après ce coup Milo compte arrêter, passer les rênes du clan à son héritier direct... le seul fils qui lui reste : Anton. Mais Anton aspire à une autre vie. La relation secrète qu'il a avec Elodie lui a ouvert les yeux sur le monde violent et sans issue de son père. Il doit sortir de ce cercle... Alors que le casse se met inexorablement en place, une lutte âpre, forcément violente, s'engage entre un père blessé et un fils qui refuse le poids d'un héritage trop lourd.

Après l'hilarante comédie Jean-Philippe avec Fabrice Luchini et Johnny Hallyday, le réalisateur Laurent Tuel change de registre et signe un authentique thriller qui n'hésite pas à multiplier les références au film noir des années 50. Mise en scène efficace, couleurs et contrastes marqués, photographie extrêmement soignée, tout concours ici à rendre palpable la violence larvée de ce milieu mafieux arménien, partagé entre soleil de la Riviera et nuits interlopes. Mené sur les chapeaux de roues par les comédiens Jean Reno, Gaspard Ulliel, Sami Bouajila et la séduisante Vahina Giocante, Le Premier cercle flirte ainsi avec le film d'action et la tragédie moderne pour un polar élégant et romanesque.