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LE JOURNAL D'UNE FEMME DE CHAMBRE

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L'histoire

Engagée comme femme de chambre chez les Monteil, Célestine observe les petits travers de chacun : la fringale sexuelle de Monsieur, le refoulement aigri de Madame, le fétichisme raffiné du beau-père. Lorsqu'une petite fille, Claire, est violée et assassinée, Célestine soupçonne Joseph, l'intendant, et tente de le faire arrêter.

A propos du film

Premier film de la dernière période du metteur en scène espagnol Luis Buñuel, Le Journal d'une femme de chambre est l'adaptation d'un roman d'Octave Mirbeau. Un roman qui se déroulait à la fin du XIXe siècle, transposé en 1928 pour l'occasion. Le réalisateur de Un Chien andalou ou encore de Belle de jour dépeint une bourgeoisie provinciale, décrépite et impuissante, au moment où l'antisémitisme et le nationalisme émergent, et cherche à saisir l'essence des êtres à travers leurs dégradations dans un drame noir au coeur de la France fascisante de l'entre-deux-guerres.

  • Par Enchanté le 21/09/2011
  • De l'ennui, mais pas des larmes...

Célestine fait partie du valetage de la glanduleuse famille Monteil avec Joseph. En sus, et au b'soin, le patriarche lui cire les bottines, l'époux de la maîtresse de rang la bestialise, ou bien elle se farçie les phobies de cette dernière. Militant extremiste, Joseph, viole et tue la fille-fleur du voisinage. Celestine le fera arrêter grâce à des ruses devineresses, mais la justice hypothéquée d'avance l'acquittera. Après cet imbroglio, Célestine, épouse, un capitaine plénipotentionnaire en retraite, et son syndrome de Diogène qui le fait balancer des détritus chez ses voisins: les Monteils!