
Après une absence de 30 ans, l'écrivain Fernando Vallejo retourne à Medellin. Il retrouve une ville contrôlée par le cartel de la cocaïne, qui sème la terreur par le biais d'une bande de jeunes assassins. Fernando tombe amoureux de l'un d'eux, Alexis, 16 ans. Mais dans cette ville d'horreur, le sort des vivants est entre les mains des morts...

Avec La Vierge des tueurs, adaptation du roman éponyme de l'écrivain colombien Fernando Vallejo, le cinéaste français Barbet Schroeder revient résolument à un cinéma plus expérimental. Une mini-caméra DV, des acteurs amateurs époustouflants, ce long métrage hors-normes prend des allures de documentaire sur la ville de Medellin, présentée comme un personnage à part entière de ce récit sans concession. Car malgré l'emploi d'une mini-caméra, Barbet Schroeder n'a rien perdu de son efficacité toute Hollywoodienne et livre un film sec et violent. Un mariage aussi improbable que réussi entre le classicisme du polar américain et la liberté du cinéma d'auteur européen pour une ode poignante à un pays dément et à ses habitants qui ont su faire un détail de la violence quotidienne.