
Juan, journaliste sportif, sa femme Sonia et leur bébé emménagent dans une vieille demeure de Barcelone. Dès le premier soir, les jeunes parents croient entendre des bruits étranges provenant du baby-phone installé dans la chambre de leur fils, à l'étage, afin de surveiller son sommeil. Suspectant un défaut technique, Juan se munit d'un système de surveillance vidéo. La nuit suivante, il découvre sur l'écran un homme assis à côté du berceau. Attrapant un couteau, il se précipite dans la chambre, mais n'y trouve que l'enfant...

Après les Américains et leurs fameux Masters of Horror, les Espagnols ont à leur tour eu l'idée de créer une anthologie de l'horreur, la bien nommée Peliculas para no dormir, réunissant les plus grands talents locaux. Parmi eux, Alex de la Iglesia, réalisateur atypique connu pour ses comédies déjantées (Le Crime farpait), flirtant fréquemment avec le fantastique. Avec La Chambre du fils, il se livre à la subversion du genre, ménageant un suspense de tous les instants. Mais il s'attache avant tout à montrer la perte de repères d'un homme normal devant l'inexpliqué, l'inexorable descente aux enfers d'un héros piégé dans les méandres d'un monde parallèle.