
Alexandrine, 35 ans, que tout le monde surnomme Didine, se laisse tranquillement porter par le courant, contrairement à sa meilleure amie Muriel. C'est ainsi qu'elle franchit un jour le seuil d'une association d'aide aux personnes âgées où, au contact d'une adolescente extravertie, d'un homme séduisant et d'une vieille dame sans pitié, elle va s'emparer de son existence et rencontrer l'amour.

Second long métrage du réalisateur Vincent Dietschy, cette comédie douce-amère racontant les tribulations d'une jeune femme taciturne étonne en premier lieu par son actrice principale : la surprenante Géraldine Pailhas dont le côté éthéré colle parfaitement à son personnage. Chronique sensible et rythmée, Didine bénéficie également d'une galerie de seconds rôles joliment insolites, au premier rang desquels on retrouve Edith Scob, magistrale en vielle acariâtre, et Benjamin Biolay qui, pour la première fois au cinéma, promène ici sa désinvolture maladroite. Le film, qui s'attache principalement à décrire l'absurdité d'une existence sans but, illustre avec grâce la nostalgie des paumés et distille quelques perles de gravité pour construire par petites touches une histoire moins légère qu'il n'y paraît. Une comédie moderne dont on sort joyeux et régénéré.