
Alice, désormais âgée de 19 ans, retourne dans le monde fantastique qu'elle a découvert quand elle était enfant. Elle y retrouve ses amis le Lapin Blanc, Bonnet Blanc et Blanc Bonnet, le Loir, la Chenille, le Chat du Cheshire et, bien entendu, le Chapelier Fou. Alice s'embarque alors dans une aventure extraordinaire où elle accomplira son destin : mettre fin au règne de terreur de la Reine Rouge.

Sous la houlette des studios Disney, l'excentrique metteur en scène Tim Burton réussit le savant dosage entre film personnel et film de commande au budget titanesque. Exagérant l'étrangeté d'un univers loufoque aussi sombre que haut en couleurs, il mélange à sa guise les éléments de l'oeuvre culte de Lewis Caroll et de sa suite, moins connue du grand public : De l'autre côté du miroir. L'occasion de bousculer les codes et de choisir comme héros le chapelier fou, incarnation « burtonienne » par excellence, et une Alice presque adulte. Côté distribution, le poète déjanté d'Hollywood retrouve pour la septième fois son acteur fétiche Johnny Depp et offre à sa muse Helena Bonham-Carter un faciès à la hauteur de ses délires visuels : bouille enflée et coiffe écarlate. Révélation du film dans le rôle-titre, la fraîche Mia Wasikowska et Anne Hathaway en Reine Blanche contrastent avec les mines patibulaires du pays merveilleux. Tourné en 2D avant d'être converti en 3D pour les salles obscures, Alice au pays des merveilles véhicule un message résolument moderne. Il souffle comme un vent d'indépendance et de féminisme sur Alice de Tim Burton...